Bonne année à tous et merci Zinedine…

A l’occasion du premier billet de l’année 2016, je tiens tout d’abord à vous souhaiter tous mes voeux de bonheur et de réussite pour cette année 2016.
Figurez-vous que ce premier article m’a été inspiré par quelqu’un qui n’a eu besoin que de 4 jours pour connaitre un premier bonheur, je veux bien sûr parler de…Zinedine Zidane.

En effet, notre meilleur joueur de football de tous les temps a été nommé à la tête du prestigieux Real de Madrid, en remplacement de Benitez. Quel rapport avec ce blog me direz-vous ? Tout simplement l’art de communiquer, un art que Key Vox s’efforce de transmettre à travers ses formations. Et le poste d’entraineur cumule plusieurs facettes :
– La prise de parole (discours de motivation d’avant-match ou à la mi-temps)
– La communication non verbale (pendant le match, quand l’entraineur est au bord du terrain)

Commençons par la prise de parole. Lorsque les commentateurs sportifs interrogent les joueurs avant leur entrée sur la pelouse, une question qui revient souvent est ; « quel a été le discours du coach dans le vestiaire ? ». Le mot discours prend ici tout son sens. Un bon entraineur l’aura préparé, choisissant un fil conducteur, un angle, des mots simples, essayant de transmettre une émotion. En somme, tous les éléments d’un bon pitch ! Notons que l’exercice est d’autant plus délicat qu’il a souvent en face de lui (dans les grandes équipes) des joueurs qui ne parlent pas tous la même langue ! Il faudra alors jouer sur le regard, la posture, la gestuelle, bref soigner le non verbal.

Et puis il y a la prise de parole imposée par le déroulement du match. Prenons l’exemple de la mi-temps. Si le match a mal démarré, si l’équipe doute, si le score est négatif, l’entraineur doit trouver les mots justes pour corriger la situation. Improviser, jouer sur l’orgueil des joueurs, les « piquer au vif », être réactif. Voilà encore une prise de parole à haut risque.

Voici 2 exemples en vidéo pour illustrer l’importance de la prise de parole. L’un est issu d’un film, « L’enfer du dimanche » d’Oliver Stone, l’autre d’un documentaire, « Les yeux dans les bleus » de Stéphane Meunier. Al Pacino d’un côté, Aimé Jacquet de l’autre. 2 scènes d’anthologie qui illustrent bien tous les éléments nécessaires pour faire passer un message dans des circonstances particulières.

Observez bien dans les 2 cas tous les aspects de la communication non-verbale chez l’un comme chez l’autre : regard, gestes, intonations, volume de la voix, silences… Il y a toujours beaucoup à apprendre en observant les autres, surtout quand ils sont des exemples de leadership.

Dans le prochain article, je reviendrai sur la communication non verbale pendant les matches.


NB : L’extrait avec Al Pacino a volontairement été laissé dans sa version originale. D’abord parce que le doublage est beaucoup moins bon que l’original (la voix d’Al Pacino est sans pareille), et ensuite parce que même si vous n’êtes pas très à l’aise avec l’anglais c’est finalement encore mieux : vous pourrez vous concentrer sur la forme et non sur le fond.

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